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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 19:09

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Il lui sourit puis lui demanda :

 

« Connais-tu le yi King ? »

 

« J'en ai entendu parler, c'est un art divinatoire non ? »

 

Il eut l'air agréablement surpris par sa réponse. Elle remercia intérieurement sa copine Michelle qui était fan de ces trucs-là et l'avait prise comme cobaye lors de ses différentes tentatives de divination. Tarot de Marseille, de Beline, yi King, chiromancie...

 

D'ailleurs, en y repensant, elle lui avait prédit une rencontre insolite dans un endroit inattendu.

C'était il y a plusieurs mois mais elle ne s'en souvenait que maintenant.

 

Elle en parla à Cédric qui eut l'air intrigué et lui répondit d’un ton sérieux :

 

« C'est drôle, on m'a déclaré la même chose il y a 2 mois. Un ami de ma mère m’a fait un tirage du yi King et selon son interprétation, il m'a dit que j'allais bientôt rencontrer une femme... différente. »

 

« Vraiment ? »

 

Elle leva les sourcils et poursuivit d'un ton ironique :

 

« Serions-nous victime d'un complot ? »

 

« Haha ! Surement ! Et ils ont les moyens ! Réquisitionner un train entier rien que pour nous ! Mais tu sais, je ne plaisante pas. J'allais justement t'en parler avant que tu ne me racontes ton histoire. C'est tout de même bizarre ! »

 

Ils se regardèrent un long moment en silence, un ange passa mais ne les gêna pas le moins du monde.

 

Elle fut la première à détourner le regard.

 

Elle aimerait maintenant lui dire que d'ordinaire elle est coincée, froide et distante avec les inconnus, mais que pour une fois, elle veut se lâcher, oublier sa carapace de femme inaccessible.

 

Elle ne sait pas pourquoi mais il lui inspire confiance, et puis, songe-t-elle, après cette nuit dans le train, leur chemin se sépareront... Alors, elle peut se permettre de se réinventer, juste pour un soir...

 

Elle se mord la lèvre, et ce geste anodin est une invitation. Ses lèvres réclament les siennes.

 

C'est le moment que choisit le chauffeur du train pour mettre la lumière en veille, les plongeant ainsi dans une pénombre propice au rapprochement.

 

Elle retire son gilet posé près d'elle puis ose…ose lui proposer de s'y installer.

 

Il fait semblant d’hésiter  un court instant puis s'assied tout près d'elle et lui offre son épaule.

 

« La journée a été longue, je te propose de te servir d'oreiller jusqu'à 2h du matin, ensuite ce sera ton tour ! »

 

Le clin d’œil qu'il lui lance achève de la mettre à l'aise, elle pose sa tête et allonge ses jambes sur le siège.

 

Au bout de 5mn, elle trouve la position inconfortable, alors elle relève la tête et son regard croise à nouveau le sien.

 

Il se passe un fragment de seconde ou encore une éternité avant que leurs lèvres se frôlent, se reconnaissent, s'apprivoisent, puis se soudent. Un baiser de cinéma, un de ceux qui semble irréel, mais le courant qui les traverse lui, ne l'est surement pas.

 

Il ouvre ses bras. Elle s'y blottie d’avantage. Leurs langues dansent sur une musique qui ne joue que pour eux.

 

Elle reprend ses esprits un long moment plus tard, allongée aux côtés de Cédric, à même le sol recouvert de leurs vêtements.

 

Sa tête est posée sur la poitrine du jeune homme. À sa respiration régulière elle comprend qu'il dort profondément.

 

Elle se remémore la scène :

 

Sans cesser de s'embrasser, ils se sont mutuellement déshabillé, puis il s'est levé, et s'est débrouillé pour leur faire un mince matelas sur le sol.

 

Elle s'est levée à son tour, l’a fait s'allonger et est montée sur lui, en amazone. Dès la première pénétration, elle a connu un orgasme incroyable.

 

Lui s'étant retenu, n’avait pas hésité à retourner la situation. Sa bouche avait glissé entre ses jambes et ses doigts l’avaient pénétrée en rythme. Il avait excité son clitoris jusqu'à la limite du supportable.

 

Puis il s'était étendu sur elle, et doucement, dans une cadence lente et profonde, ils étaient montés ensemble au 7ème ciel.

 

Rien que d'y penser, elle sentit une rougeur lui monter aux joues, et en passant sa main entre ses jambes, elle sentit qu'elle mourait d'envie de recommencer !

 

Pourtant, le sexe n’était pas une de ces activités préférées. Elle voyait l’acte plutôt de manière pragmatique, presque mécanique, elle avait déjà ressentie du plaisir bien sur, mais jamais à ce point.

 

Et puis, elle s'était plus souvent sentie gênée dans ces situations. Même avec son mari, elle ne parvenait pas à se détendre complètement, à s'abandonner au plaisir.

 

Il y avait toujours une pensée parasite pour venir l’embrouiller, des trucs aussi stupides que : Faut pas que j'oublie de mettre le linge à sécher -ou encore- J'ai mon pied qui me démange !

 

Alors que là...

 

à suivre...

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:57

 

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Il est drôle, pétillant, cultivé.

 

Et voilà qu'elle se surprend à fantasmer sur cet homme qu'elle connait depuis 10mn à peine!

 

Elle s'imagine posant ses lèvres sur les siennes et s'abandonnant dans ses bras...

 

Elle secoue la tête, comme pour se réveiller. Il lève un sourcil intrigué.

 

Elle répond à sa question silencieuse par ce sourire mystérieux dont elle a le secret et qui fait chavirer les cœurs.

 

Un grésillement se fait entendre et de nouveau la voix du conducteur leur parvient.

 

« La panne est plus sérieuse que prévue et ne pourra être résolue

avant demain matin, explique Faustine à son compagnon de voyage.

Je crois qu'on est bon pour dormir ici ! »

 

Il ose une plaisanterie : « Je ne pensais pas passer une nuit avec toi si vite... »

 

Le tutoiement s’est glissé dans sa phrase tout naturellement.

 

Elle le regarde, surprise, voit son sourire et éclate de rire.

 

« Moi non plus, tu sais ! Ne va pas t'imaginer que je suis une fille facile pour autant !»

 

Elle lui lance un petit clin d'œil complice, puis allonge un peu ses jambes, le frôlant légèrement.

 

Cela suffit à l'émoustiller. Elle réprime un bâillement puis plante son regard dans le sien.

 

« T'es-tu déjà dit que rien n'arrive jamais par hasard ? » demande-t-elle d'un ton qui se veut banal.

 

Il la fixe étrangement et prend son temps pour lui répondre.

 

« Crois-tu que notre rencontre ici était prévue ? »

 

« Tu réponds toujours à une question par une autre question ? »

 

« C'est juste que je me demandais la même chose au même moment, curieux non ? »

 

Elle se tourne vers la fenêtre et voit les premières étoiles apparaître.

 

L'air est lourd, elle retire son gilet, le pose à ses côtés puis rétorque :

 

« Je crois qu'il y a des coïncidences qui n'en sont pas. Le fait que nous soyons tous les deux du même pays, bloqués dans le même wagon dans un coin paumé de la planète me semble assez étrange. Je me demande si tu n’es pas un genre de taré ayant flashé sur moi et m’ayant suivie jusqu'ici dans l'espoir de se trouver dans une situation propice à l'abordage. »

 

Elle reprend son souffle après sa longue tirade et tente de déchiffrer l'expression de son interlocuteur.

 

Elle se souvient d'un de ses anciens jobs, qui consistait à récolter de l'argent pour des associations.

Elle accostait les gens dans la rue et devait lire sur leur visage s'ils accepteraient d’être des donateurs ou pas.

 

Elle était plutôt douée à l'époque. Mais là, elle ne parvenait pas à l'analyser. Elle supposa donc qu'elle avait perdue la main.

 

Quant à lui, il prit la sienne, déposa un baiser du bout des lèvres et lui murmura :

 

« Et si c'était cela que ferais-tu ? »

 

Son sourire était affectueux, sans moquerie aucune. Elle ressentit une vague de tendresse pour cet homme qu'elle connaissait à peine et eut une envie impérieuse de se blottir dans ses bras.

 

Il se leva, s'excusa, puis partit en direction des toilettes.

 

 

À peine la porte s'était-elle refermée que Faustine se précipita sur son sac pour en sortir un miroir de poche et une brosse.

 

Elle se scruta, sans pitié pour ses moindres défauts, puis peigna ses cheveux et les attacha avec une pince.

 

Ils étaient longs et lisses, d'une couleur indéfinissable entre le blond et le châtain.

 

Elle se rasait toujours l'arrière de la tête, se disant que c'était son côté rebelle, reste d'une époque où elle avait le crâne rasé.

 

Elle ajusta sa coiffe, jeta un dernier regard à son reflet. Perfectionniste, elle regarda ses dents, pour vérifier qu'aucun morceau de salade ne viendrait gâcher son magnifique sourire. Enfin, elle replaça le tout dans son sac prestement.

 

Il était temps ! Cédric reprenait place.

 

 

à suivre...

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 21:47

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Le décor :

 

Un wagon.

 

Une destination exotique, un pays lointain.

 

Ne nous embarrassons pas de détails inutiles.

 

Elle voyage seule.

 

Lui aussi, mais il ne devrait pas être là.

 

Il a raté son avion et a décidé de rester quelques jours de plus pour le plaisir.

 

Elle vient de quitter son mari et s'est offert pour l'occasion un voyage en solitaire. Cela fait 3 semaines qu'elle se promène, sans but précis. Elle repart dans 8 jours.

 

Personne ne l'attend chez elle.

 

Elle n'a pas d'enfant, pas d'amant, peu d'amis et pas vraiment de contact avec sa famille éparpillée aux 4 coins du monde.

 

Son boulot n’est qu’alimentaire.

 

Physiquement elle ne « casse pas des briques ». Ni grosse ni mince, toujours en train de tester des régimes, sans trop de volonté...

 

Son visage expressif est harmonieux. Sa bouche est d’un rose pâle touchant. Sa lèvre supérieure est si fine qu'elle disparait presque quand elle sourit, ce qui est pourtant son principal atout. Ce sourire qui remonte jusqu'à ses yeux lorsqu’elle est heureuse et qui les fait scintiller de mille feux. Sur ses joues se forment deux jolies fossettes qui font craquer les hommes.

 

Émane d'elle une attraction mystique. Elle ne passe jamais inaperçue. Séductrice sans le vouloir, elle attire tous types d’hommes.

 

Son regard est souvent ailleurs. Si l’on parvient à le croiser, on se perd dans sa pupille, tantôt bleu, verte ou grise, pailletée d'or.

 

Ce voyage elle le vit comme un chemin initiatique au tréfonds de son être.

 

Après 3 ans de vie de couple, elle a la sensation de partir à sa propre recherche. Retrouver enfin celle qui s’était perdue dans les méandres du quotidien de la vie à deux, croyant bien faire…à tort !

 

Il est 22h quand elle réalise que le train est arrêté en pleine voie, quelque part dans la cambrousse.

 

Les haut-parleurs chuintent et une voix masculine annonce qu'il y a une panne. Les passagers sont priés d'attendre dans le calme que le problème soit résolu.

 

Enfin, c'est ce qu'elle croit comprendre, car elle n'est pas encore complètement familiarisée avec la langue locale.

 

Elle s'enfonce dans son siège, en songeant qu'elle devrait dormir un peu en attendant.

 

Ses nuits sont courtes et peuplées de rêves plus incompréhensibles les uns que les autres.

 

C'est alors qu'elle distingue un mouvement sur sa gauche. Un jeune homme qu'elle n'avait pas remarqué se lève et s'approche d'elle.

 

« Excusez-moi, dit-il en français, est-ce que vous avez compris ce que le chauffeur disait ?»

 

Elle lui traduit d'une voix distante, tout en se redressant un peu.

 

Elle n'aime pas cette situation car ils sont seuls dans le wagon...

 

Il parait soulagé quant à lui de voir qu'elle est française, elle aussi. Il l'a remercie, s'apprête à retourner s'assoir puis se ravise :

 

« Je ne veux pas vous importuner, mais il se trouve que j'avais prévu des sandwichs pour le trajet. Puis-je vous en proposer? Nous pourrions peut-être en profiter pour faire connaissance ?»

 

Il parait tout intimidé en disant cela, bien qu’il tente de le dissimuler.

 

Elle s'apprête à décliner son invitation, par automatisme, mais perçoit sa gêne. Elle prend alors le temps de l'observer avant de lui répondre.

 

Son estomac décide au même moment de lui rappeler son existence. Elle n'a guère mangé depuis le début de son voyage ; la nourriture du pays n'est pas à son goût.

 

Elle le dévisage.

 

Il est plutôt grand et élancé. Il a fait une queue de cheval de ses cheveux bruns mi- long.

 

Il est beau.

 

Son regard est très doux. Son nez est un peu grand mais droit (ce qu'elle apprécie toujours chez un homme, car il lui semble que c'est le signe d'un fort caractère....).

 

Quelques secondes à peine se sont écoulées quand elle lui répond :

 

« Pourquoi pas? C'est gentil, je vous remercie. »

 

Elle sent qu'elle est assez froide mais c'est plus fort qu'elle. Depuis sa séparation elle garde une distance de sécurité avec les hommes qu'elle croise.

 

Elle ne se sent pas prête pour un nouveau flirt.

 

Il sourit, parait soulagé mais se reprend bien vite.

 

Il s’assied finalement en face d'elle.

 

Ils échangent d'abord quelques banalités. Elle apprend ainsi qu'il s'appelle Cédric, qu’il est âgé de 30 ans et qu’il travaille dans le tourisme. Cela explique sa présence ici.

 

Elle déguste son sandwich en le bouffant des yeux, car au fur et à mesure qu'il parle, elle tombe sous son charme...

 

 

 

à suivre...

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:20

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Je tourne pas rond


Tu sais que quelquefois je me sens folle éperdue

Est-ce que tu me pardonneras


Je tourne pas rond

Tu sais que quelquefois je me mens loin de toi

Dis est-ce que tu t'éloigneras de moi


Je tourne pas rond


Sur l'amer hier je me sens apaisée

Dis est-ce que tout ça va rouler


Je tourne pas rond


Pour habiller la folie rude de mon pieu

Moi qui ne sais qu'être heureuse


Je tourne pas rond sans toi


Tu sais que quelquefois je meurs de foi


Je tourne pas rond sans toi


Tu sais que quelquefois je meurs de froid



Burn around


Every blow and end I get a little bit stress and I scream of something wild


Burn around


Every blow and end I get a little bit express and I'm flying like a wild in your arms


Burn around


Every blow and end I get a little bit hungry and I know I've got to let out and dry


Burn around


Every blow and then I get a little bit satisfied but then I see the book in your lies


Je tourne pas rond sans toi


Tu sais que quelquefois je meurs de foi


Je tourne pas rond sans toi


Tu sais que quelquefois je meurs de froid


Mais j'ai tant de besoins de toi

Et j'ai tant de craintes de t'avoir

Je veux tomber dans tes draps

Je voudrais coucher dans l'émoi


On s'absente dans les règles du je

Que l'on hait tout les deux


Ensemble nous n'irons sans doute pas très loin

Je te ferais de l'ombre

Si tu ôtes ta main


Rejoins-moi si je monte je serais ta lumière

Si vaine est notre ronde j'ai la tête à m'en faire


Je prendrais peu soin de toi


Si le vin comme on sait le boire

Si le vin comme on sait le boire


Il était une fois, une femme pas sérieuse

Peut-être un ptit peu trop pouilleuse

L'ennui si j'en meurs tu as toutes les croix sur mon heurt

Si le vin comme on sait le boire


Once upon a time there was night in my wife
But now there's only above in the stark
Nothing I can play
A total eclipse of the hurt

A total eclipse of the hurt


Mais j'ai tant de besoins de toi

Et j'ai tant de craintes de t'avoir

Je veux tomber dans tes draps

Je voudrais coucher dans l'émoi


On s'absente dans les règles du je

Que l'on hait tout les deux


Forever we can take me to the plane of the line
Your love is like a mirror on me all of the mind (all of the mind)


Rejoins-moi si je monte je serais ta lumière

Si vaine est notre ronde j'ai la tête en enfer

 

I really quit you tonight
For fever gonna start tonight

S'il est vain comme on sait le voir

 

Il était une fois, une femme pas sérieuse

Peut-être un ptit peu trop pouilleuse

L'ennui si j'en meurs tu as toutes les croix sur mon heurt


A total eclipse of the hurt

S'il est vain comme on sait le voir


Regarde-moi, voit dans tes peurs...

 


 

 

Bon c'est une sorte de remix/parodie de cette chanson que j'aime beaucoup, pour ceux et celles qui parlent pas bien l'english, je vous conseille Google traduction grâce à quoi j'ai pu me dépatouiller, et si même avec ça vous comprenez pas tout, vous inquiétez pas c'est normal...

Je vous rappel que je tourne pas rond! :)

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 21:46

 

Petit exercice d'écriture à la bibliothèque de mon quartier samedi dernier, le thème suivait celui du printemps des poètes qui est donc : Souvenirs d'enfance.

 

Je me suis prêté au jeu, et voici ce qu'il en est ressorti, l'intro n'étant pas de moi mais de msieur Pamphile, notre slammeur en titre et conseiller d'écriture.

 

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Le temps laisse des traces, des traces, des traces...

 

Notre corps et notre mémoire en conservent, font d'la place

 

Des pleurs en sanglots à des rires en éclats

 

Les souvenirs d'enfance, chacun en a au fond de soi...

 

 

 

La force de se souvenir...

 

Une faiblesse, une souffrance

 

La force de se souvenir...

 

Mots qui blessent mais insouciance

 

La force de se souvenir...

 

Hélas tique, son impatience

 

La force de se souvenir...

 

Douce musique, une délivrance

 

 

 

On dit que la rancune est tenace

 

Mais si l'amour reprend sa place

 

Le cauchemar fait une trêve

 

Lorsqu'un enfant se relève

 

 

La mémoire en sourdine

 

Elle veut taire les angoisses

 

La violence qui la mine

 

Et envahit son espace

 

 

Elle n’entend pas les rires

 

Mais les cris qui la glacent

 

 Y songer est-ce pire ?

 

Quand l’oubli est fugace

 

 

Bien sûr il y eut de la joie

 

Mais plus encore de peines

 

Son avenir est un choix

 

Planté sur de mauvaises graines

 

 

On dit que l’amer tue, menace

 

Ce que la tendresse enlace

 

C’est pourquoi j’ouvre les bras

 

A la petite fille en moi…

 


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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 21:15

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Jeu de maux là où les mots ne sont qu'un je

Uniques et indécis, le sens est contradictoire

L'ironie d'un amour solitaire, solidaire

Ivresse à jeun d'une repentie grégaire

Espoir désespéré ou sensé est lettre double

Nul n'a de question pour cette réponse

 

C'est que si c'était simple

Elle n'y croirait sans doute pas

Comprenne qui pourra

Y en a qui dise que dans l'amour

La seule issue c'est le combat

Encore une fausse vérité probable

 

Mais si le plus fort ne fait aucun doute

Y parait qu'il en est plus d'un en déroute

Sur que le temps s'enfuit mais n'est-ce pas ce qu'on lui demande?

Techniquement, il sera toujours temps de l'attendre

Et demain est un autre aujourd'hui

Ressemblant sans doutes à hier

Être pour ne pas être, c'est comme aimer pour s'aimer

 

Personne peut prouver que rien n'est gagné

Seule je n'ai rien à perdre...hormis les regrets

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:37

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Il l'a regarde mais ne la voit pas

Il prend sa bouche sans délicatesse

Empressé, un peu brusque

L'une de ses mains agrippe son sein

Et l'autre tente de la renverser sur le lit

 

Elle répond à ses gestes sans même y prendre garde

De vieux automatismes

Elle s'évade, son esprit sors par la fenêtre

Plane auprès d'une mouette qui passait par là

 

Il lui ôte ses vêtements sans douceur

Avide de son corps, aride de caresses

Ses lèvres agressives parcourent sa poitrine

Déjà nu, il pèse de tout son poids sur elle

Sa langue s'incruste sans ménagement

 

Elle répond à ses gestes sans même y prendre garde

De vieux automatismes

Elle s'évade, son esprit sors par la fenêtre

Plane auprès d'une mouette qui passait par là

 

Elle prend son sexe en main et serre

De haut en bas mécaniquement

Et comme mille fois déjà

Sans sentiments juste pour le sport

Pourtant cette nuit son coeur hurle à la mort

 

Il respire vite et fort, elle n'en fait qu'une bouchée

Il la repousse, la chevauche, lui demande si elle aime ça

Pour la forme mais il n'écoute, la réponse ne fait aucun doute

Dans son esprit elle est ravie, il est bon étalon

Sur de ses galons, endurant avec ça

 

Elle feint, elle simule, convaincante confirmée

Pour que vite il éjacule, comblé, satisfait

Il prend son temps, se délecte de ses fantasmes

Inconscient de n'être qu'un numéro de plus

Sur ses erreurs charnelles, cruelles

 

Enfin dans un râle, un dernier coup de rein

Il s'écroule à ses côtés, prêt à recommencer

Elle revient doucement, descend du ciel

Adresse un signe à la mouette puis réintègre

Son corps, meurtri, sali, peut importe qui

 

Elle lui demande pardon, elle se sent fatiguée

Puis lui dit qu'il est tard, qu'il faut qu'elle rentre

Il tente de la retenir mais sans trop insisté

Il reste étendu, repu, vidé

 

La porte à peine refermé,

Elle erre dans les rues désemparée

Il lui plaisait pourtant, beau mec

Intéressant, séduisant

Pas trop égocentrique

 

Mais rien n'y fait elle ne sais plus

Prendre son pied juste avec le cul

Ses pensées encombrées

Lui crient pourquoi?

Son coeur discret lui souffle la réponse

Et dans les rues sombres elle s'enfonce

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:49

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Où encore l'ire honnie,

On pourrait presque dire que c'est la même chose

Un soupçon d'air onirique ne serait pas de refus

Malheureusement ce serait plutôt saturation de substances toxiques

Je sais bien que tout est cyclique

Mais y a quand même quelques trucs qu'on se passerait bien de revivre!

 

(Je reviens je me roule une clope vite fait)

 

Bon je suis sans doute pas claire comme souvent, en même temps je m'appelle pas Cécyle pour rien, alors je ferme les yeux pour cette foi.

Qu'est-ce que, ou plutôt qu'est-ce qui?

Mais qu'un porte le quiproquo, et que l'autre m'amène à boire, ma tête fait des siennes et faux bond à mon corps, quand à mon coeur il crie, gaffe!

Je mords...

 

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait lui dire d'arrêter ses conneries, nan parce que moi ça fait longtemps qu'elle m'écoute plus si tant est qu'elle m'ait écoutée un jour...

 

Hey!

Et le pire dans tout ça?

Y en a pas, faudrait déjà qu'il y ait du bon! 

Mais non je suis pas colère, juste un peu blasé,

Marre d'être compliqué et puis si con si c'est plié, je sais, pas de regrets...

 

Alors...

Pense, pense, pense...Où plutôt non tiens!

Arrête de penser! Cesse!

 

Si seulement t'arrêtais deux secondes de te parler et que tu t'écoutais, on pourrait peut-être s'entendre! Hey ho! Je te cause!!!

 

(Pour ceux qui pourraient éventuellement s'inquiéter de ma santé mentale, tout va bien elle est juste un peu trop en forme en ce moment)

 

Y a comme un soupçon de détriplement de la personnalité, dur de se casser la gueule dans ces cas-là, quoique je trébuche à chaque mots, quelque soit la peau de vache qui me représente, mais non je ne suis pas trop dur avec moi-même, qui aime bien châtie bien non?


(Tiens et si j'allais pisser? Comment ça je suis hors-sujet, parce que genre vous avez compris de quoi je parle vous?)

 

Lalalalalala je m'en fous


Bon lire au nid n'est pas la solution, pas plus que l'ex tension de prise de tête, je risque l'électrocution à force.


Ouahou! L'humour est féroce ce soir, mais la recherche de bons maux n'est pas une quête en soi, plutôt une qui déçoit et se corrige, si possible.

Bon pour circoncire le récit, et endiguer la diarrhée verbale aiguë qui me saisit, je me sens dire au nie ce soir.

(Et ça ne me mènera pas au lit dire on nique...)

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 23:38

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Pour faire un monde censé être

Sans ses êtres insensés

Où le mâle d'être est coincé

Ou l'éject est assuré

Par l'abject d'objets déshumanisés

 

Pour naître sans bijoux

Où l'âme aspire au nous

Sans façonner l'erreur

Se peut-il qu'on ait peur?

 

Pour créer la folie

Douleur n'est pas honnie

Juste un pas de plus

A dire oui aux noeuds

Qui entrave

L'aveu

D'un avenir

 

Il faut pas de nous pour faire un monde

L'univers n'est pas si ouvert que cela

Et si je suis dans la nuit féconde

Alors l'une ira vers l'eau de la

 

Rivière d'un crépuscule

Enchantée sans scrupule

L'essence qui brûle en moi

Ne se taxe d'aucune foi

Juste une comptine subtile

Un désir intranquille

Qui chuchote en écho

 

Il faut pas de vous pour faire un monde

Il faut juste une poignée puis après

A la foire je m'éloigne

Ça pue le psychodrame

Alors...

 

Il faut rien du tout pour faire un monde

Car le monde s'en fout

 

...

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 00:30

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Folle princesse de contradictions vêtue,
Avec force et faiblesse s'évertue,
A garder tête haute et sourire suspendu,
En franchissant la porte aux pas perdus.

Malmenée par l'espoir de ses rêves puérils,
Elle a perdu le goût des fiévreuses idylles,
Qui la menaient parfois aux marches de ses grilles,
Où le temps bienveillant lui promettait asile.

Existe-il un être et non une moitié,
Qui sans la combler viendrait à ses côtés,
Emprunter le chemin sans la bousculer,
Lui proposer sa main au pied d'égalité ?

Avant que la rouille ne l'ai à tout jamais,
Dégoûtée de ce monde aux amours bitumées,
Laissant ainsi son coeur aux lignes abîmées,
S'isoler de celui qu'elle aurait pu aimer.

Folle princesse de ses rêves dévêtue,
Puise à la source des désirs nus,
Celui qui pensera ses blessures,
Celui qui l'aimera sans murmures.

Et saura doucement faire glisser l'armure,
Qui depuis trop longtemps cache ses éraflures,
Révélant à ses yeux l'aube de sa cambrure,
Lui promettant ainsi un tout autre futur.


 

 

Co-écrit avec ma ptite Gaël

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Présentation

  • : Le blog de Cecyle
  • : Quelques moments de ma vie en poésie, les bons, les mauvais...tout ce qui me passe par la tête!
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Hey salut!

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Entre CE QUE JE PENSE,

CE QUE  JE VEUX DIRE ,

CE QUE JE CROIS DIRE,

et CE QUE JE DIS,


et CE QUE VOUS VOULEZ ENTENDRE,

CE QUE VOUS ENTENDEZ,

CE QUE VOUS CROYEZ COMPRENDRE,

CE QUE VOUS VOULEZ COMPRENDRE,

ET CE QUE VOUS COMPRENEZ,

il y a au moins neuf possibilités de

NE PAS S'ENTENDRE. 


 
Bernard Werber

Ma fil aux os phy

 

 

  

      Un but ne parait

 

  jamais

 

plus loin  

 

que lorsqu'on

 

n'essaie pas

 

de l'atteindre          

 

 

 

 

 

 sceau1

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