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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 06:08

Longtemps vu comme une faiblesse, par moi-même pour commencer.

Tracy Chapman pour sa voix douce qui fait comme un coussin moelleux à mes oreilles.

Pourquoi faudrait-il être dure pour sembler forte ?

Et pourquoi faut-il sembler forte ?

Pour ne pas se faire manger ?

Et à quel moment devient-on le danger que l’on redoute chez l’autre ?

Est-ce qu’on s’en rend compte quand on est le méchant de quelqu’un ?

A quel moment la défense prend la posture de l’attaque tout en refusant d’être victime de l’un et l’autre ?

Et si je joue plus ?

Où plutôt que je réalise que ça fait un bail que je joue un jeu auquel je n’avais pas consulté les règles avant.

Ben voilà, je veux plus jouer.

Je veux plus jouer à l’adulte, être sérieuse, m’inquiéter de tout, croire que tout est lourd, qu’on a des responsabilités, et qu’elles sont loooooourdes, et que pour les supporter on doit bien les refiler aux suivants, ces lourdeurs…

Les enfants !!! Fini de jouer.

Il est l’heure de passer aux choses sérieuses, pour que vous aussi vous puissiez vous entraîner à devenir des adultes.

Vous entraîner à faire des trucs chiants, en vous sentant super lourd mais heureusement …Vos enfants seront là pour récupérer votre fardeau et vous en alléger… enfin pas vraiment parce que si on pouvait s’en alléger en déchargeant sur les autres ça arrêterait le cercle vicieux de nos angoisses et de nos peurs.

Mais être adulte et responsable dans le monde dans lequel on joue cela signifie jouer sans le savoir à un jeu qui ne nous plait pas forcément mais dont les règles et le principe même de jeu ont été perdues…il y a fort fort longtemps.

Il y a fort fort longtemps vivaient deux enfants, dans un endroit merveilleux, bref un jardin en friche, ils avaient une cabane au fond du jardin où ils allaient se cacher, rigoler, observer la nature, prendre son temps….

Jusqu’au moment où….

A table !!!!

C’est quoi ce bordel ???

Il serait temps de venir mettre la table bande de branleurs !

Vous faites quoi là ? Encore en train de glander ? Et moi qui trime comme une folle pour vous nourrir, vous habiller….Tout ça pour que vous alliez vous salir au fond du jardin !!!

Et vos devoirs ? Ils sont faits ? Non ???        

Puisque c’est comme ça, plus de jeu, plus de sortie, jusqu’à ce que ce soit fait !

Bande de faignants…

De mon temps….

 

 

Il y a fort fort fort longtemps….

 

 

 

Et dire que ce texte, je l’ai écrit il y a deux mois à peine …

Et vous savez ce que j’ai fait pendant ces deux mois ?

Oh pendant quelques jours ce fut un peu le fun, je réveillais mon cher et tendre en lui disant : ‘Hey ! j’avais oublié qu’on devait jouer ! Viens on s’éclate, on rigole, on arrête d’être chiant deux minutes ! Viens on se rappelle qu’on est des gosses, et que faut rigoler… blablabla’

Et on l’a fait ! Pour vrai, c’était chouette.

Bon on n’a pas tenu très longtemps.

Parce qu’après il y a eu le déménagement, le bordel, la vie dans les cartons et la poussière.

Et la petite voix en moi qui s’est remise à me tanner, de plus en plus fort, de plus en plus convaincante… On arrête de rigoler là ! Ha t’as vu c’est pas si fun que ça la vie hein ?

Le boulot, les courses, les travaux, et l’argent qui sort mais qui rentre pas aussi vite, la charge mentale qui revient au triple galop exactement au même stade où on l’avait laissé, ah non pardon, piiiiire car depuis il faut rajouter tout ce que j’avais laissé traîner !!!

Et maintenant t’es mignonne ma chérie, tu ranges ta bonne humeur, il y a des cartons à vider, une maison à t’approprier, un rythme boulot/enfant/ménage/chéri/humeur/oubli/lourdeur/crépi/éléctricité pas fini/dangers enfouis/couvre-feu/stress/clopes/Luxembourg/pas Luxembourg/amis/stress des amis/aide des amis aussi ouf !

Et comment ça t’as plus envie ?

Comment ça t’es plus souriante, avenante, joyeuse, joueuse, patiente, et puis d’ailleurs t’es que chiante en fait, tu te prends la tête, tu fais la gueule, quoi ben c’est ça reste toute seule, de toute façon c’est tout ce que tu veux, rester seule et fumer des clopes, c’est tout ce qui t’importe, mais relève toi bordel, toute la famille compte sur toi, l’humeur du monde dépend de toi, mais bon voilà tu baisses les bras, tu pleures toute seule parce que comme toujours, comme à chaque fois.

FAUT QUE TU PRENNES SUR TOI !

Mais quand le surmoi est trop chargée, sur qui peut-il se reposer ?

 

Alors je compose, je me refais une face qui joue le rose, une farce qui se décompose mais pour la prose cache ses ecchymoses…

Ben non ça marche pas.

Encore heureux que toi tu le vois, ça montre bien ma confiance en toi, l’ami, l’amoureux, l’homme qui partage mes rêves pleins de bleus.

Si même à toi je dois faire semblant alors quand est-ce que je pose l’armure ?

Quand est-ce que je montre mes fêlures ?

Prends-moi dans tes bras, ne me juge pas, oui j’ai du mal à l’exprimer avec des mots, quand mon cœur prend l’eau il se pare de mille épines, il mord et grogne, et répugne à se laisser aller, encore et toujours, mes réflexes sont instantanés, et une sacrée tannée pour toi oui j’imagine, je comprends.

Et j’essaye, j’essaye de faire de mon mieux, je te promet même si c’est pas toujours glorieux, et même si j’aimerais tellement que tu me lises sans m’enliser, que tu m’éveilles sans me brusquer, que tu me rassure sans m’étouffer…

Je sais, j’en demande beaucoup, peut-être trop, car toi tu as besoin des mots, sans cesse toujours, quitte à ce qu’on en soit étourdi, groggy, acculé de ta verve qui frappe toujours où elle fait mal, et ou mes maux se murmurent derrière des murs de plus en plus haut.

Comment se fait-il mon amour, pour que l’on en revienne toujours, à se pousser l’un l’autre dans nos caricatures, dans nos blessures, dans nos armures ?

Tu me critiques, je déraille, tu joues les flics, je contre-attaque, tu flippes du fric, je le jette, tu angoisses, je te rejette, tu me rattrape, je te fuis…et ainsi de suite dans le tourbillon de la vie.

 

Mais la rivière est loin d’être calme !

Alors voilà, c’est reparti, je te livre quelques pensées au cœur de ma nuit, et tu sais que si le elle est se déconstruit aussi, quand je ris c’est toujours sincère, même si parfois le rire espère et se cache dans un coin au petit matin, le petit moi rieure est quand même là.

Cachée sous des couches de bougon, de ronchonchon, oui j’ai besoin d’être remise en question mais en douceur s’il te plaît, en tendresse, comme tu sais le faire quand il n’y a pas de stress, quand nos lendemains ne se profilent pas menaçants, à l’opposé de ces instants si précieux, où on se regarde dans les yeux … en se rappelant qu’il n’y a qu’au présent qu’on peut être heureux…

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