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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 07:18

 

 

 

Je mis quelques instants à revenir de ma surprise.

C'était bien toi, et la scène qui venait de se produire ne sortait pas tout droit de mon imagination.

 

-J'ai reconnu tes chaussures à leurs pointures, m'informes-tu à voix basse, avec une mine de conspirateur. Et si on allait continuer ce conte de fée ailleurs?

 

Tu me lances un clin d’œil et sans me laisser le temps de te répondre, tu fais le tour du bar pour prendre ta veste.

 

Tu reviens ensuite me prendre le bras gentiment pour me faire descendre de mon perchoir sur lequel je semble scotché.

 

Un monsieur en costume, à la mine renfrognée, interrompt la scène en te hélant:

-Tu vas ou comme ça Aksel? Tu n'as pas finis ton travail!

-Si si m'sieur, pour ce soir ce sera tout! Le sauvetage d'une princesse en déroute est prioritaire à toute autre chose!

-Qu'est-ce tu racontes? Tu te remets au boulot immédiatement! Je n'aime pas ce genre de plaisanterie!

 

A ces mots, je sors enfin de ma torpeur et te murmures: Je peux attendre la fin de ton service tu sais? Ce serait bête que tu perdes ton job à cause de moi!

-Comment ça à cause de toi? Tu veux dire grâce à toi!

 

Puis, tu te tournes vers celui qui semble être ton futur ex-patron et lui lance:

-Désolé mais ce sera sans moi! Soit ça vous convient et je vous dis à demain, soit ...non en fait il n'y a pas d'autres options disponibles!

Et sans lui laisser le temps de réagir, nous quittons le restaurant en riant.

Nous marchons quelques mètres en silence, ne sachant plus trop quoi se dire, sans doute intimidé par cette surprenante aventure, qui n'en finit plus de rebondir.

Soudain, tu m'entraîne dans une petite rue, me plaque contre le mur avec douceur mais fermement. Tes lèvres rencontrent enfin les miennes.

Ce baiser m'a semblé duré une seconde et une éternité à la fois, le temps s'est arrêté, mon cœur a sauté un battement...

J'ai tout de même réussi à penser: C'est trop beau pour durer...

Et ça n'a pas loupé...

Il a bien fallu desserrer notre étreinte...

 

 

J'aurais aimé terminer cette histoire sur une belle note, un Happy End, vous dire que depuis ce moment magique, nos mains s'étaient soudés et que nos pas s'étaient accordés pour prendre le même chemin...

Je pourrais aussi vous conter, de nouvelles péripéties, des difficultés à marier nos vies, des embûches sur notre route, peut-être même une chute...

Qu'en pensez-vous chers lecteurs et lectrices?

Je me suis assise devant mon ordinateur ce matin, pour vous raconter la suite de cette histoire qui pourrait être la mienne.

Mais voilà que je me trouve devant un dilemme.

Pas facile d'éclairer un trou noir, de remplir une épuisette de vérité liquide ou même de mensonges ensablés.

Je dois vous avouer cependant, l'idée qui m'a traversée.

Dans cette histoire comme souvent, j'ai placé la quête de l'amour, de la moitié perdue, au centre des évènements.

Mais...

Tout ceci est du vent.

Durant ces quelques mois sans écrire, je me suis confrontée à cette partie de moi, qui croit que l'accomplissement viendra d'entre les bras de ce bel inconnu, quel qu'il soit.

J'ai fais quelques rencontres, mais aucune ne m'a enflammée.

Des histoires, je sais m'en raconter, je tâche aussi de les partager, mais celle-ci pour l'instant me mène à une impasse.

Mon imagination s'arrête aux frontières de mes connaissances.

Et je suis loin d'être un puits de sciences!

Je me suis si souvent abreuver aux fables de mon enfance, et je ne veux surtout pas blesser cette histoire en souffrance...

 

Alors

Je

Ne

Ferme

Pas

Les

Yeux

Sur

Mon

Ignorance.

 

Bien au contraire, je joue le jeu et ouvre grands mes yeux pour ne rien louper de cette aventure qui est la mienne. Vivre ma vie, en amour libre avec moi-même.

 

C'est pourquoi...l'histoire s'arrête la.

 

 

 

Je publie ce dernier texte, puis mets mon ordinateur en veille prolongée.

 

Je m'étale de tout mon long sur le lit en poussant un profond soupir.

Tu viens te coller à moi.

Juste à sentir ton souffle sur ma joue, je sais que tu m'observe et attends que je réagisse.

Quelques minutes s'écoulent ainsi, ce silence nous rapproche encore un peu plus.

Tu craques le premier:

-Et alors?

-Alors quoi?

-Oh allez!

-Mais allez quoi?

-Tu vas pas nous laisser en plan comme ça?

-C'est qu'une histoire!

-C'est notre histoire!

 

-Non non non, c'est la mienne! Et pis d'abord je fais ce que je veux!

 

-Non mais arrête quoi! T'as mis des mois avant de la continuer, tout ça pour nous pondre une fin aussi affamante! Tu peux pas nous faire ça! Ce serait comme...comme...je sais pas moi, c'est presque comme si tu me plaquais!

 

-Mais tu délires! Tu vas pas me dire que tu compares notre relation à ce que j'écris! C'est de la pure fiction! A peine inspirée de faits réels!

 

-T'as beau jeu de dire ça maintenant, toi qui répètes sans cesse qu'on crée ce que l'on vit, que nos pensées dirigent nos paroles puis nos actes et enfin nos vies! Si tu ne sais pas terminer les histoires que tu écris, ou au moins leur laisser l'espoir qu'elles nous survivent, alors ça ne m'étonne pas que ta vie ressemble à ces esquisses...inachevée!

 

Je me redresse d'un bond, furieuse et te repousse sans ménagement.

-Non mais pour qui tu te prends? Tu crois que tu peux te permettre d'atterrir dans ma vie comme une fleur, sorti de je ne sais quel jardin d'éden, et prétendre me montrer la route du paradis!

 

Je quitte la chambre avec fracas. J'enfile ma veste, prends mes fichus chaussures de pouf-princesse, qui n'auraient jamais dû quitter leur boite, et claque la porte de son appartement.

 

Et c'est à ce moment-là bien sur, que je réalise que j'ai laissé mon sac contenant mes clés,entre autres, à l'intérieur.

Je n'ai même pas pris mes clopes. C'est dire si je suis énervée!

Je fulmine en faisant les cent pas devant sa porte, je ne sonnerai pas, il en est hors de question, mais je ne peux pas non plus partir.

Je finis par me laisser glisser par terre.

Assise contre le mur, je tente de retrouver mon calme en mon concentrant sur ma respiration.Au bout de quelques minutes je ne sais même plus pourquoi je me suis mise dans cet état.

C'est le moment qu'Aksel choisit pour entr’ouvrir la porte timidement.

Il brandit ce qui ressemble à un mouchoir blanc.

-Je viens en paix, chuchote-t-il d'un air contrit.

 

Je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire.

Il me tend la main, pour m'aider à me relever, et nous rentrons dans l'appart' en gloussant comme des gosses.

Faut dire que depuis 6 mois qu'on s'entraîne, on est devenu performant à ce petit jeu.

C'est une espèce de sas de décompression, chacun son tour on tape notre esclandre, pour mieux en rire et se retrouver.

Pas facile de faire co-exister deux personnalités aussi éprises de liberté.

Autour d'un thé tu embrayes de nouveau sur le roman.

-Tu veux pas au moins raconter comme on s'est retrouvé à Hawaï, après cette première nuit ensemble? Quand tu m'avais laissé en plan au petit matin, avec un petit mot qui disait: C'était chouette, merci pour tout, je te souhaite un beau chemin... Si t'avais vu ma tête en lisant ça! J'avais l'impression que je venais de rencontrer mon double maléfique!

-Est-ce que tu crois que ça va intéresser les lecteurs? Ça ne passera jamais! On tombe dans le pur roman à l'eau de rose, le truc dégoulinant comme je déteste! C'est pas crédible cette histoire, comment imaginer que tu te rendes à l'autre bout de la planète pour me retrouver? Alors que tu me connaissais à peine et que j'avais tout fais pour te décourager?

-Et que si c'était à refaire même pas j'hésiterai?

-Chiche!

-Ah non, la prochaine fois c'est ton tour d'être le chat.

-Haha, ok, tu pars, n'importe ou, mais tu me laisses quand même quelques indices!

-Parfait, mais promets-moi que tu vas me chercher.

 

Je me jette à ton coup en criant: Trouvé!

 

 

 

 

 

 

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